ma dolce vita

Gastronomie, histoires, etc. entre Parigi et Roma

jeudi 3 décembre 2009

Le jour où j'ai aimé Paris, à nouveau

_MG_0221__2_

Je suis une provinciale. Longtemps, j'ai rêvé de "la Capitale".

Un jour, j'ai eu l'opportunité d'y vivre. Enfin presque, puisque j'habite en banlieue. Très proche certes et plutôt privilégiée. A un "jet de pierre", j'ai toujours eu le sentiment d'être "presque" à Paris. Ah ce "presque" qui fait toute la différence...

Au début, j'ai passé mon temps libre à écumer les musées, je me suis perdue dans ses quartiers, populaires et crasseux, bobos et marchands, riches et historiques. Le nez au vent, heureuse et fascinée par son énergie malgré ses grands airs de bourgeoise frileuse, j'étais encore séduite par delà ses distances.

Et puis, la jeunesse des débuts m'a lâchée et j'ai commencé à y travailler. Adopter le rythme. Suivre la cadence des transports en commun. Connaître l'épuisement quotidien des migrations matinales et vespérales. Des années plus tard, j'ai compris que j'avais changé et que la ville m'avait avalée. Je la détestais.

Ce n'est pas une question de nationalité, d'origine, de langue, de couleur de peau ou d'âme, mais ici, j'ai l'impression que nous sommes tous des étrangers. Aux portes d'un rêve de provinciale, je ne m'y suis jamais sentie chez moi.

Ce désamour m'a profondément déçue. Vous me direz que c'est banal de prendre conscience de la distance entre l'idée que l'on se fait d'une chose et la chose telle qu'elle est vraiment.

Et puis un jour, à force de la quitter en croyant que tout était fini entre nous, je l'ai aimée à nouveau. C'était à cette période, lors des préparatifs des fêtes de fin d'année. Temple de la consommation poussée à son extrême, elle se pare de ses atours les plus précieux. Elle ne craint jamais d'en faire trop. Et je ne la trouve jamais plus rayonnante qu'en cette veille de Noël, avec ses vitrines au luxe insensé, ses étoiles artificielles, ses excès de tout qui font la joie des gamins. Parce qu'elle sait me faire croire qu'elle est toujours cette ville de tous les rêves. Et des miens.

IMG_0100_MG_0224IMG_0118_MG_0267_MG_0273IMG_0114IMG_0054IMG_0070IMG_0125IMG_0105__2_

Mes vitrines préférées 2009 :  Galeries Lafayette maison et (comme toujours mes préférées) Le Printemps, boulevard Haussmann. Bravo à leurs concepteurs et au talent des artisans de la haute couture française.

Photos et texte de Peggy Picot, Tous droits réservés

Posté par peggypicot à 14:30 - Ma dolce vita hors les murs - Commentaires [24] - Permalien [#]

Commentaires

    Paris qui scintille !!!!

    Grâce à toi, les lumières, les étoiles et les
    merveilles de Paris à Noël, sont aussi visibles
    pour nous qui sommes loin !
    Merci ! pour ces magnifiques photos qui éclairent un ciel bien maussade de début d'hiver !

    Posté par Dany, jeudi 3 décembre 2009 à 16:09
  • magnifique !
    Paris in christmas time grace à toi

    Posté par lilizen, jeudi 3 décembre 2009 à 16:30
  • Paris à Noël m'émerveille autant que quand j'étais gamine. Chaque année je me fais la balade de Noël : les vitrines des grands boulevards, les champs élysées, un bon chocolat dans un salon de thé perdu du 20ème et un bon dîner réconfortant.
    Cette année, le froid n'a pas encore envahi la ville. J'ai du mal à me sentir vraiment en période de Noël !

    Posté par Parigote, jeudi 3 décembre 2009 à 18:24
  • Peggy, ce billet brillant m'a émue. Tu as trouvé les mots pour exprimer ce rêve, rien de banal au contraire, c'est très littéraire.
    Il est vrai que les lumières, les couleurs et le faste font renouvellent la vieille étincelle. Il faut dire que les vitrines sont magnifiques et tes photos les rendent encore plus magiques.
    De toute façon, souvent, le rythme des grandes villes nous engloutit. Depuis que je ne vis plus à Rome par exemple, je l'aime et elle me manque plus inténsement .
    Bises et bonne soirée illuminée

    Posté par Dada, jeudi 3 décembre 2009 à 19:54
  • Ici, je ne ressens pas du tout l'ambiance de Noël, encore moins avec la douceur de ces dernières semaines, plus printanières qu'hivernales. Je t'avoue que j'ai hâte de retrouver Paris parée de ses atours de fête.
    Très jolies photos, mention spéciale pour les couleurs.

    Posté par Cécile, jeudi 3 décembre 2009 à 20:08
  • Magnifique! Paris rutile, c'est beau! quelques villes de province essaient de s'en approcher aussi, avec les tapis rouges et les lumières de Noël...mais Paris, c'est tellement plus "grand", enfin, j'imagine! (Paris à Noël ça doit aussi être un enfer, non?)

    Posté par Tifenn, vendredi 4 décembre 2009 à 10:47
  • Tu as des yeux d'enfants pour cette ville de lumiere. La premiere photo est splendide. je crois que ce sont les absences qui nous la rendent plus chere, plus belle, cette ville, malgre les fatigues du quotidien.

    Posté par gracianne, vendredi 4 décembre 2009 à 16:33
  • je suis un peu comme toi... paris on y travaille on y vit mais nous n'avons pas l'impression que la ville nous aime. je la redecouvre quand des provinciaux viennent la visiter et que je reprend certains parcours. les vitrines de noel sont assez magiques mais à 23h pour espérer pouvoir les admirer sans se faire bousculer

    Posté par marie, lundi 7 décembre 2009 à 08:10
  • Bentornata, peggy!

    E' una vita che non scrivevi, fa piacere rileggerti.

    Posté par radicchio, jeudi 10 décembre 2009 à 15:41
  • En ces jours précédents Noël, je me décide à laisser un commentaire sur les blogs que je lis tous les jours, parfois depuis de longs mois, sans me manifester... merci pour ces moments de beauté et belles fêtes de fin d'année.

    Posté par Marie Zondêtre, dimanche 20 décembre 2009 à 18:20
  • tes photos sont splendides, comme toujours quoi je te souhaite encore de très bonnes fêtes! biz

    Posté par Claude-Olivier, dimanche 27 décembre 2009 à 18:47
  • Tu es une vraie artiste!! J'adore!

    Posté par Samira, mercredi 30 décembre 2009 à 17:19
  • Juste pour te souhaiter un très bonne année (en retard) sous le signe de l'amour (de la ville, des gens, des idées ) Baci

    Posté par Dada, lundi 18 janvier 2010 à 11:21
  • Brava...

    Ce billet et ces photos sont magiques... Toute mon adolescence en quelques phrases !

    J'ai grandi en banlieue et j'ai tant rêvé de cette étoile, j'ai passé des heures à la parcourir à pied, en vélo... Et puis elle m'a avalée ! Et je me suis laissée faire. Aujourd'hui j'y vis, entre l'Etoile, la Place Clichy et Poissonnière...

    A chaque fois je suis émue par la beauté de Paris. Merci pour ce billet enchanteur. J'ai 25 ans, j'ai grandi ici mais j'ai toujours l'impression que tout peut arriver dans la ville lumière ! Merci, merci...

    Posté par Alice Merveilles, mercredi 20 janvier 2010 à 14:58
  • Je découvre ton blog et ces magnifiques images, bon dimanche

    Posté par Valérie, dimanche 24 janvier 2010 à 14:04
  • Vous m'avez fait rêver le temps d'une balade sur votre blog. Un enchantement.

    Posté par rêves de tables, mardi 9 février 2010 à 11:55
  • tes mots m'émerveillent

    Posté par Nath, vendredi 12 février 2010 à 15:03
  • je trouve sa bien de faire partager les vitrine de noel car tout le monde na pa la change de pouvoir aller les voir en vrai

    Posté par ssiap, jeudi 25 février 2010 à 21:07
  • Wahou,les photos sont magnifiques!!!!

    Posté par nike air max tn, lundi 8 mars 2010 à 06:22
  • Grâce à vos photos, on peut dire que Paris est féérique!

    Posté par Peluche, dimanche 21 mars 2010 à 08:20
  • Juste un clin d'oeil car j'ai aussi partagé cette magie là de Paris, un soir de décembre 2009...
    Comme un arrêt dans la folie de la course et le temps, quelques instants, redevinr un enfant...

    Posté par Le caramel mou, lundi 6 septembre 2010 à 10:58
  • oh c'ets trop beau! trop beau! trop beau chez toi!

    Posté par barjolaine, lundi 6 septembre 2010 à 21:28
  • Splendide

    Les photos sont indéniablement magnifiques !

    Posté par Coralie Addictri, jeudi 16 septembre 2010 à 12:18
  • Bravo

    Je découvre ce Billet par hasard, sur Paperblog, un peu tardivement peut-être ...
    Je suis en parfait accord avec vos sentiments de parisienne: Paris est tendre et cruel, à la fois attirant et repoussant; fascinant mais aussi dégoutant par moment. s'il en était autrement, ce serait sans doute plus Paris.
    Merci pour ce moment d'écriture.

    Bien cordialement,

    Pierre
    Parisperdu

    Posté par Parisperdu, lundi 15 août 2011 à 11:12

Poster un commentaire