vendredi 31 décembre 2010
Bonne année

Dans une autre vie (pas en 2011), je porterais un prénom un peu bourgeois comme Béatrice, Victoire, Adèle ou Constance, je saurais me taire et ne pas sourire, je ne serais pas cette grande ado un peu ridée qui devient hystérique devant une araignée.
Dans une autre vie (pas en 2011), je choisirais des vêtements pour les porter (et non pas pour les regarder), j'achèterais des tailleurs-jupe et des pulls en cachemire, j'irais chez le coiffeur et au spa, je serais une femme de mon âge.
Dans une autre vie (pas en 2011), ma bibliothèque serait ordonnée, mes livres classés et disposés sur une rangée (et pas 5 dans tous les sens), j'aurais un plan-épargne logement, j'aurais un plan de travail, j'aurais un plan de carrière, J'AURAIS UN PLAN.
Dans une autre vie (pas en 2011), j'aurais 30 amis sincères, je trouverais "trop bien" les sorties entre filles, j'aurais 3 enfants, un mari et deux canaris, je divorcerais à 40 ans et je serais normale.
Dans une autre vie (pas en 2011), je me sentirais comme tout le monde et je trouverais ça très bien.
Alors dans cette vie, j'ignore ce qu'il faudrait vous/me/nous souhaiter pour 2011 ou alors peut-être si : avoir les yeux grand ouverts et savoir conjuguer au présent ce que l'on est... sans regret.

La nuit de la Saint Sylvestre, on porte du rouge en Italie, ça porte bonheur...
Note: suite à une invasion très désagréable de spammeurs fous qui veulent absolument me vendre des chaussures Gucci (Boh ma cosa vuoi di me?), j'ai dû activer la modération des commentaires.
samedi 25 décembre 2010
Buon natale

Note: suite à une invasion très désagréable de spammeurs fous qui veulent absolument me vendre des chaussures Gucci (Boh ma cosa vuoi di me?), j'ai dû activer la modération des commentaires.
dimanche 31 octobre 2010
Un blog vintage
Lorsque j'ai commencé à écrire ce blog en juin 2006, la blogosphère - déjà en pleine mutation - se trouvait encore au stade artisanal. Les marques commençaient seulement à saisir le potentiel providentiel en terme de communication gratos (gagnant-super gagnant: je t'offre une boite de biscuits, je profite d'une pub à l'œil sur ton blog) et de main d'œuvre low-cost que représentaient les blogueurs. Imaginez tout de même qu'il était possible de publier des photos moches de notre assiette du déjeuner, que les billets sponsorisés n'existaient pas, que personne ne portait aux nues les macarons ou les cupcakes, que le classement wikio n'était pas né. Les mots "référencement", "affiliation", '"régie publicitaire", "blog influent" n'avaient aucun sens. Dingue, non?
A l'ère industrielle du blog, j'avoue que ça ne m'amuse plus tellement. Et ça se voit! Mais savoir qui on est a toujours de l'importance.

Merci Bibi d'avoir tenu compagnie à mon figuier tout l'été.
mercredi 22 septembre 2010
Instantanés d'automne #1







samedi 4 septembre 2010
Instantanés d'été #3













Polaroids-iphone, dans la tendance du micro-blogging
vendredi 20 août 2010
Instantanés d'été #2








Polaroids-iphone, dans la tendance du micro-blogging
jeudi 29 juillet 2010
Instantanés d'été #1











Polaroids-iphone, dans la tendance du micro-blogging
jeudi 8 avril 2010
Post à coulisse 2 : ceux qui l’aiment éviteront le train

Suite de la série "Post à coulisse" initiée hier avec le voyage en avion low-cost (clic). C'est encore une fois tellement subjectif et toujours aussi vécu...
Et pourquoi pas le train? Ah, Paris-Rome, Rome-Paris en train c’est tout un poème! A priori, je trouvais l’idée romanesque, parce que j’ai trop lu trop de romans d'Agatha Christie et que j’aime regarder les vaches regarder passer les trains dans la campagne.
A la recherche de la solution de transport la moins onéreuse, surtout en période de vacances scolaire, lorsque l’avion est une solution trop chère - si l'on achète son billet au dernier moment - j’ai été amenée à pratiquer la chose ferroviaire quelques fois. Rares occasions mais absolument «mythiques» dans leur dimension catastrophique.
Anecdote de galère ferroviaire numéro 1, nuit du 22 au 23 avril 2007 Rome-Paris. Une chaleur délirante, la gare Termini en délire, du coup je délire, je n'ai plus 20 ans, tu délires! Couchette du bas dans un wagon réservé aux femmes. Seule solution, s’allonger, on ne peut plus s’asseoir, impossible de lire, pas de lumière individuelle. J’étais avec deux autres femmes qui avaient des enfants, de gros bagages et des valises sous les yeux. Et ça parle et ça pleure et ça ne dort pas. Chauffage déréglé, on étouffe. Puis une voyageuse monte en gare de Dijon. Et elle ronfle. Beaucoup. Bref, une nuit d’insomnie et une tête de déterrée pour aller au boulot le lendemain matin en arrivant.
Anecdote de galère ferroviaire numéro 2, nuit du 9 au 10 mars 2008 Rome-Paris. Compartiment couchette. Presque un vrai lit, une cabine à partager avec une seule personne. Un petit lavabo avec un nécessaire de toilette dans un mini placard pour se rafraichir. Petit déj inclus. Ca ne semblait pas si mal. Sauf qu’en pleine nuit, au passage à la frontière, un groupe de policiers accompagnés d’un gros chien qui bavait est venu fouiller les bagages de ma compagne de compartiment. Motif: elle était de nationalité russe. Je déteste qu’un type m’aboie dessus - davantage que le chien qui l'escorte - parce que j’ai osé sortir la tête de sous les couvertures pour demander ce qui se passait.
Anecdote de galère ferroviaire numéro 3, nuit du 4 au 5 janvier 2009, Paris-Rome. 2h45 de retard. Sans commentaire.
Conclusion : j’évite le train qui coûte plus cher qu’un vol low-cost et arrive toujours en retard surtout dans le sens Paris-Rome. Pour ceux qui souhaiteraient encore tenter l'aventure, toutes les infos sur Voyage Sncf (clic).
mercredi 7 avril 2010
Post à coulisse 1 : tout (et plus) sur les vols low-cost Paris-Rome
Dans cette série de posts, j’ai eu envie de partager les coulisses de «ma dolce vita». Avec la clé, quelques conseils qui seront, je le souhaite, utiles aux aspirants-voyageurs-photographes-gastronomes. C’est parti avec ce premier opus dédié au voyage en avion. Je ne suis pas une agence de voyage, ces informations n’engagent que moi et sont le fruit de mon expérience personnelle - absolument subjective - durement acquise au fil des années.
Paris-Rome en avion, 2 heures de vol. 2 compagnies low-cost

(photo d'illustration de goût douteux)
- Ryanair : indiscutablement le moins cher mais avec quelques (euphémisme) inconvénients
2 vols par jour.
Le vol décolle de l’aéroport de Beauvais. Une navette assure la liaison avec Paris (parking près de la métro porte Maillot), l’A/R coûte 28€. Achetez votre ticket avant de monter dans le bus à la billetterie (possibilité de payer par CB). Fréquence: le bus part 3 heures avant l’horaire de départ de votre avion. Ne soyez pas en retard, vous ne pouvez prendre que les bus réservés à votre destination.
A savoir pour éviter les pièges à gogo de la réservation sur le site qui semble avoir été conçu pour arnaquer ses utilisateurs!
- plus on réserve tôt, plus les prix sont bas
- si vous avez seulement une petite valise (devant mesurer au maximum de 55 cm x 40 cm x 20 cm et d'un poids ne dépassant pas 10kg), vous pouvez la passer en bagage à main. Tout bagage enregistré coûte 15€ (maximum 15kg). Attention, un seul bagage est autorisé en cabine, si vous avez un sac à main, une sacoche d’ordinateur ou un appareil-photo, il doit être disposé dans votre valise.
- ne pas souscrire à l’assurance (surcoût de 15€) en sélectionnant "pas d'assurance voyage"
- prendre en compte les frais de paiement par carte bancaire qui gonflent le prix du billet (+5€ par vol)
- l'embarquement prioritaire coûte 4€: pas franchement indispensable
L'enregistrement en ligne sur le site est désormais obligatoire. Vous devez dans tous les cas imprimer votre billet même si vous avez des bagages à enregistrer à l'aéroport.
Dans le hall de l’aéroport de Beauvais, avant le point de contrôle et la zone d’embarquement, il y a un relay-H, un self-service (moyen), un resto italien (pas mal pour le café) et une superette Casino où les prix sont corrects. Après les contrôles, l’attente se fait dans une salle unique avec assez peu de places assises (ne vous plaignez pas, c’était bien pire il y a 4 ans avant les travaux!). Il y a un magasin de Duty-Free, une boutique de produits naturels qui fait aussi bazar et un comptoir-sandwicherie. L'aéroport ne fait que du low-cost ce qui explique les conditions d'accueil un peu sommaires des passagers (mais je le répète, étant une vieille habituée : c'était pire avant!).
La porte d’embarquement est affichée au dernier moment sur l’écran bleu correspondant. Si vous payez la priorité, vous serez embarqués avant. On marche jusqu’à l’avion, pas de sas d’embarquement, ni de mini-bus à Beauvais.
Sur ce vol, le personnel de bord est majoritairement italien, parfois espagnol. Anglophone, rarement francophone. Les conditions de travail à Ryanair sont difficiles à cause des rotations de vol : l’avion que vous empruntez vient d’arriver de Rome. Le personnel a moins de 30 minutes pour faire débarquer les passagers qui arrivent et organiser l’embarquement pour un départ dans les temps requis. En gros, c’est la foire mais on y arrive. Notez que le placement est libre dans l’avion: premier arrivé, premier à choisir sa place. Pour un couple ou une personne voyageant seule, ce n’est pas un problème, pour les familles et les groupes d’amis, c’est une lutte infernale. Je répète donc: c’est la guerre mais un peu de self-contrôle devrait vous permettre d’en réchapper.
Pendant le vol, le personnel passera à plusieurs reprises pour vendre des boissons/snack, puis des produits duty-free, des tickets de bus, des cartes téléphoniques, des «gratta-vinci» (des jeux de grattage) - moment favori de certains stewards italiens pour lancer quelques blagues et autres calembours que les italophones apprécieront - et même depuis peu, des cigarettes sans fumée - on arrête pas le progrès. Vous l’aurez compris, si vous pensiez dormir un peu avant votre arrivée dans la ville éternelle, c’est râpé: Ryanair c’est bruyant. Très. A ce moment-là, rappelez-vous que votre billet est vraiment très économique!
La compagnie a heureusement renoncé (depuis quelques mois) à diffuser cette "chanson" particulièrement terrifiante lors de l'embarquement... Désormais, c'est un air de musique classique nettement moins stressant. Ouf :-). Pour les nostalgiques:
Mais ne vous inquiétez pas, si l’avion arrive à l’heure, vous aurez droit à un petit air très drôle d’autocongratulation de la compagnie avec un message en anglais.
La presse annonce ces jours-ci que Ryanair facturera 20€ l'enregistrement de bagages en juillet-août et que le dossier des toilettes payantes à bord est réouvert... Affaire à suivre! rien n'est confirmé pour le moment... Souvent on croit avoir vécu le pire mais cette compagnie sait toujours inventer une nouvelle règle pour vous compliquer la vie!

- Easyjet : un peu plus onéreux surtout pendant les vacances scolaires mais le plus pratique avec des arguments de poids.
3 vols par jour en moyenne.
Même politique restrictive au niveau des bagages. Un bagage enregistré est facturé 11€. L'embarquement prioritaire SpeedyBording coûte 8,25€ (franchement inutile pour ce vol). Les frais de paiement par carte sont très élevés (de 4€ à 9,50€) mais gratuits si l'on règle avec une Carte Bleue ou une Carte Visa Electron.
Vols au départ de l’aéroport d’Orly. Pour vous rendre à l’aéroport, pour moi la meilleure solution demeure les bus Air France, 18,50€ A/R (attention le paiement par CB est fréquemment indisponible) au départ d’Etoile, Invalides ou Montparnasse. Départs toutes les 30 minutes. Le plus rapide. Il y a aussi Orlybus moins cher (12,80€ A/R) mais plus lent, départ métro Denfert-Rochereau.
L'aéroport d'Orly offre un confort bien supérieur dans ses salles d'attente. Nombreux commerces et lieux de restauration. Pas besoin d'en dire plus, Orly est un aéroport classique avec tous les avantages que ça comporte.
L'accès à l'avion se fait par sas à l'avant de l'appareil. Noter qu'à Rome, on débarque sur la piste, par la porte avant et arrière de l'avion (bon à savoir pour gagner du temps).
A bord de l’avion (légèrement plus confortable que Ryanair), l’équipage parle français et semble souvent plus détendu, moins stressé. Il passe une fois pour la vente «bar» puis le duty-free et c’est tout. L'accueil se rapproche davantage de celui offert par les compagnies traditionnelles (non "low-cost).
Bonus
Si vous êtes assis sur les rangées du côté droit de l’appareil, vous aurez le privilège de découvrir une superbe vue à l’arrivée à Rome : en survolant la ville, on aperçoit tous les monuments les plus importants, de Saint Pierre au Colisée. Magique! C’est mon moment préféré, de jour comme de nuit. Je ne m’en lasse pas et je peste sincèrement lorsque le temps est nuageux.
Arrivée à l’aéroport de Rome-Ciampino
Plus petit que l’aéroport international de Rome-Fiumicino, Ciampino est aussi plus proche du centre. Deux solutions :
- Vous allez dans le quartier de la gare Termini? Préférez le pullman, le bus-navette direct. Tarif : 7,49€ A/R. Horaires ici (clic).
- En journée, la navette Cotral pour le métro Agnanina. Coût 1,20€. Utile si votre hôtel se trouve à proximité de l’une des stations de métro de la ligne. Voir ici (clic) les horaires. Cette solution n'est pas envisageable si vous arrivez le soir avec le vol de 23h15.
Evitez si possible le taxi, ça coûte un bras (et une jambe le soir).
mardi 6 avril 2010
Des oignons et des ados (italiens)

(jeunes oignons fraichement cueillis)
(Dimanche de Pâques, dans la cuisine, un petit village près d'un lac, Italie)
- Alors, ce séjour à Prague?
- Oh la la, ne m’en parle pas, terrible...
- Ah bon, pourquoi ça!
- Regarde, j’ai maigri de 4 kilos!
- ?
- Des oignons, ils mettent des oignons partout! cipolle au déjeuner, cipolle au diner, soupe de cipolla. Ils te servent un tout petit morceau de viande rouge, pas plus gros qu’un oeuf, et avec trois tonnes de...
- ...
- ... di cipolle! on mange trop mal à Prague... Avec les copains du lycée, on se rattrapait au petit déjeuner, on faisait des réserves de fromage et de pain qui n’était pas mauvais. Ah tu sais, là-bas, le fromage n’est pas stagionato (affiné) mais frais. Buono! Et puis il y avait un Mac Do en face de l’hôtel, ils nous connaissaient bien à force...
- Combien de jours es-tu resté?
- 4 jours... 4 jours d’oignons!
- Mais euh, la ville, il parait que l’architecture est superbe, non?
- Ah oui, très belle, et il y a des tours anciennes partout! et le métro regarde, j’ai la photo sur mon téléphone. Et puis c’est nickel. Si tu as le malheur de jeter un papier par terre, t’as toujours un type, sorti de nulle part, qui se précipite pour le ramasser.
- (sourire) Ca va t’arriver souvent de trouver que les villes à l’étranger sont plus propres que Rome.
- Ils nettoient les trottoirs à grande eau avec une sorte de machine, tu te rends compte! Ah oui, on a aussi visité le palais présidentiel. Magnifique, tu aurais vu ça...
- Alors, ça t’a plu finalement?
- Ben oui! C’était chouette... mais bon, trop d’oignons!
Photos et texte de Peggy Picot, Tous droits réservés










