ma dolce vita

Gastronomie, histoires, etc. entre Parigi et Roma

lundi 2 juin 2008

Message personnel à caractère gustatif

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J'en parlais déjà ici, il y a de cela des années (lumières) culinobloguesques...

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dimanche 13 avril 2008

Week-end à Rome: guide de survie du gaulois chez les Romains

Week-end à Rome

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Cher camarade lecteur,

Puisque tu pars à Rome le week-end prochain et que tu as sollicité mes "lumières" dans cet email si sympathique, voici quelques idées qui te seront peut-être utiles lors de ce voyage chez nos amis romains.

Comment traverser une rue? Si tu n'es pas en pèlerinage pour rendre visite à "papa Benedetto XVI", et que tu exclus tout recours à la prière, il te faudra suivre une technique particulière, risquée mais essentielle pour parvenir à traverser certaines avenues dépourvues de feu de signalisation. Ex: les voies autour du Capitole et de la piazza Venezia, autour du monument Vittorio Emmanuele (via IV Novembre, via del Theatro di Marcello, via dei Fori Imperiali etc.). Je préfère te prévenir d'emblée que je ne peux en aucun cas être tenue pour responsable si d'aventure, tu te retrouves écrabouillé sous une Fiat, ou si ton pacemaker déraille, pas la peine de m'écrire en réclamant des dommages et intérêts.  Le truc est enfantin (mais si tu peux éviter d'expérimenter ma méthode avec un enfant, c'est mieux): il s'agit donc de te positionner au niveau du passage piéton, de t'engager sur la chaussée d'un pas décidé dès que le flux des voitures est un peu moins dense. A ce moment-là, tu ne dois pas COURIR. Si tu cours, l'automobiliste se dit: le piéton court, j'ai le temps donc je ne ralentis pas, j'accélère (pour les plus vicieux). NE PANIQUE PAS. Traverse donc de la manière la plus calme possible, pas comme une tortue non plus. D'un pas décidé avec la nonchalance à l'italienne. TU PEUX LE FAIRE. Tu ne dois pas non plus REGARDER l'automobiliste ouvertement, mais jeter un petit regard latéral à la vague de bagnoles, proche de déferler sur toi, pour vérifier que le stratagème fonctionne. Le but n'étant pas le suicide. Sache que si tu regardes trop ouvertement l'automobiliste, tu ne traverseras JAMAIS. Il se dira: le piéton m'a vu donc je ne m'arrête pas, j'accélère... Capito? Ces conseils ne sont pas superflus. J'ai déjà vu des touristes complètement bloqués, pendant de longues, très longues minutes sans savoir quoi faire (à part me suivre quand je traverse). Je résume: BONNE CHANCE. 

Mes épiceries préférées? Deux épiceries incontournables pour ramener des produits italiens dans tes bagages: Castroni (plusieurs points de vente dans la ville; il y en a un près du métro Ottaviano, et un autre - le plus grand -  via Cola di Rienzo, accolé à Franchi, autre endroit sympa pour les conserves, fromages etc.). Autre adresse dans le quartier populaire du Testaccio: Volpetti. Ils ont ouvert dans la rue perpendiculaire une sorte de snack/cantine qui sert leurs délicieux plats maisons. Ca peut dépanner pour manger un morceau sur le pouce (goûter la pizza aux truffes).

En vrac des adresses à tester si tes déambulations te mènent à proximité: le resto Tre Pupazzi, borgo Pio 183, une taverne du XVIIe (spécialité: cuscinetto ai tre pupazzi), une cuisine typiquement romaine Da Alfredo e Ada Via dei Banchi Nuovi 14, ou encore Da Oio a casa mia, Via Galvani 43/45. Un glacier qui ne paie pas de mine (vente à emporter exclusivement) Gelateria Old Bridge, via dei Bastioni di Michelangelo (à côté du Vatican) mais les vendeurs beaux gosses et leurs crèmes glacées succulentes suffisent au bonheur de tout spécimen féminin normalement constitué. Rome c'est d'ailleurs la ville idéale pour déguster des crèmes glacées, on trouve d'incroyables glaces artisanales pour quelques euros. Si tu préfères les adresses historiques et les glaces élégantes: Giolitti, via Uffici del Vicario 40, ou encore près de la fontaine de Trevi, San Crispino, via della Panetteria 42. Si tu n'as pas fait encore le plein de sucre, fais un tour à la pâtisserie Cinque Lune, corso del Rinascimento 89 (oh la la la bomba alla crema). Si le bobo pousse en toi et que le pain te manque, malgré toute cette pasta, va chez Panella via Merulana, 54  (metro Vittorio Emmanuele). Plus de 100 variétés de pains, des recettes antiques, des machins bizarres (plus ou moins mangeables, mais si tu as une bonne dentition, point d'inquiétude) venus des Romains antiques "panis quadratus", "farreus". Le prix est en conséquence (attention, la plupart du temps il est indiqué au kilo et non à la pièce) et les employés pas franchement aimables. Mais ça vaut le coup! Dans le superbe quartier du Trastevere, j'ai aussi une très bonne adresse: Forno la Renella, vicolo del Moro, idéal pour déjeuner sur le pouce et acheter des biscuits. Si tu visites Rome sous le soleil ou que tu sors le soir à la belle saison, la grattachecca est incontournable (glace "grattée" arrosée de sirop), il y a des kiosques le long du fleuve, par exemple: Sorella Mirella, à l'angle du lungotevere degli Anguillara et du ponte Cestio.

Où manger une bonne pizza? A peu près partout (je n'ai pas dit "partout", le premier qui me cherche sur le sujet, me trouvera, amis contestataires, vous êtes prévenus!) à condition que les produits soient frais. Je ne conseillerais à personne de traverser la ville pour manger une pizza spécifique. A part peut-être ici, une bonne adresse très courue: Est, Est, Est Via Genova 32. A la romaine, préfère une pizza pâte fine et croustillante, et goûte les spécialités aux légumes.

Pourquoi les chauffeurs de bus sont-ils aussi méchants? Parce qu'ils préfèreraient conduire une belle bagnole rutilante au lieu d'un tank semi-soviétique orange. Non, je ne sais pas. En tous cas, ne t'étonne pas qu'ils portent des lunettes de soleil même par temps couvert. Sache, qu'il ne faut pas, mais alors sous aucun prétexte, dire bonjour au chauffeur (en VO "autista", à ne pas confondre avec "autiste", quoique...), ni lui parler, ni même le regarder... Ca ne se fait pas! Les tickets de bus (valables aussi dans le métro) ne sont pas vendus dans le bus (sauf exception, certains étant équipés dans la partie arrière de distributeurs de titres de transports, en panne dans 50% des cas), mais tu peux les acheter dans le métro, ou dans les kiosques à journaux. Attention, concentre-toi bien: tu dois monter dans le bus par la porte avant (résiste à saluer le chauffeur de ton plus beau "bouongiournooooo" il ne démontrera aucun intérêt pour tes efforts linguistiques et pourrait même penser que tu te moques de lui, en VO "prendere per il culo") ou arrière. Surtout pas par la porte du milieu qui est réservée à la descente des voyageurs. N'attend pas le dernier moment pour te déplacer vers le milieu du bus lorsque le moment de sortir sera venu, tu pourrais bien rester coincé, et surtout, tu emmerderas tout le monde, déjà que les transports en commun sont une plaie pour les Romains, autant suivre les règles. Et accroche-toi à la barre la plus proche lors du parcours: la conduite des chauffeurs romains est plutôt sportive... 

Il y aurait tant d'autres choses à te dire, des sentiments et des histoires, des couleurs et des rencontres (un tas de trucs très sérieux). Mais je suis convaincue que ces quelques éléments t'aideront dans ta découverte de la ville éternelle. Bon voyage au pays de la Dolce Vita!

A presto

Peggy

Ps: Pour toutes informations beaucoup plus sérieuses avec des tas d'explications sur les musées, les monuments, les restos, les bons plan hôtels et des cartes à gogo:

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GEOguide Rome, éditions Gallimard, 11,90 euros

Je ne compte pas en parler dans chaque billet (ils sont déjà rares...) mais bon, il fallait bien marquer le coup, non?

Autres bonnes adresses romaines sur ce blog: Orto Botanico, manger des fruits à Rome, les tramezzini, les pâtisseries siciliennes de Dagnino, un dimanche après-midi au Trastevere.

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lundi 7 avril 2008

Faire "hanami" et puis, peut-être ensuite, partir à Rome

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"Hanami", littéralement "regarder les fleurs" est une coutume japonaise particulièrement romantique pour la méditerranéenne que je suis. Rêver sous les cerisiers en fleurs, c'est l'annonce du printemps. J'ai beaucoup regardé les fleurs ce week-end, fleurs immaculées sur les cerisiers, premières corolles rosées des petits pommiers. Les fleurs des arbres fruitiers sont des gourmandises en devenir qui réjouissent par avance mon goût immodéré pour les fruits d'été. Quelle est douce cette nature en renouveau sous le soleil du pays basque, alors que j'eus la surprise ce matin de contempler les toits couverts de neige à Paris. 

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Sous les branches du cerisier, j'ai pensé que le temps était venu de partager cela avec vous. Mes absences continuelles, ces derniers mois, sont en partie dues à ce petit livre qui vient de sortir dans toutes les bonnes librairies. Il répondra assurément aux questions des nombreux internautes qui me demandent fréquemment des conseils et de bonnes adresses lorsqu'ils se rendent à Rome! Je dois d'ailleurs avouer que m'efforçant toujours de répondre à ces sollicitations, dans la limite du temps dont je dispose, je suis souvent frustrée de l'absence de réponse en retour... Enfin, bref, pas question ce soir de gâter cette bonne nouvelle avec mes grognements bougons, voici l'objet du délit auquel j'ai participé: le Géoguide Rome publié aux éditions Gallimard...

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Ecrire un guide de voyage est une véritable aventure, humainement, physiquement. Se confronter à ses impressions, remettre en jeu ses connaissances sur un lieu où l'on vit, même par intermittence, est passionnant. J'ai arpenté les ruines romaines du forum, exploré les catacombes, affronté la foule des musées du Vatican, quadrillé de long en large, sous le cagnard brûlant du mois de juillet dernier, cet autre chez moi, cette ville familière, comme si je la voyais pour la première fois. Ma fascination pour la Rome éternelle, cité à l'éclat déchu mais au panache immaculé, au coeur vibrant d'un peuple que je ne cesse de découvrir, n'en est que plus grande. Bon voyage!

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lundi 16 juillet 2007

Les papillons aiment le basilic: balade au jardin botanique


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Juste quelques clichés d'une balade au vert romain. Dans le quartier du Trastevere, on peut en effet se promener dans le jardin de botanique de Rome, l'orto botanico. L'entrée coûte plutôt cher (4 euros) mais il est vraiment plaisant d'y trouver un peu de fraîcheur et de calme. Le jardin des plantes aromatiques m'a beaucoup intéressé, quoiqu'en plein soleil, il était difficile d'y flâner autant que je l'aurais souhaité. Mais j'ai pu observer que les plants de basilic étaient ceux qui attiraient le plus les papillons... Je n'en tire aucune conclusion horticole mais comme je suis toujours attirée moi aussi par le basilic, sous toutes ses formes, j'ai pensé que je devais bien partager quelque chose avec ces petits papillons!

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A bientôt! Profitez bien des fleurs de l'été...

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dimanche 8 juillet 2007

Des fruits pour les touristes

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Si en France, l'été met du temps à s'installer, à Rome, la chaleur estivale est accablante. Sur les sites touristiques de la ville, le soleil s'abat également et sans pitié sur des masses de touristes en short et chapeau de toutes nationalités. Appareil photo au poing, ils se précipitent avec une frénésie souvent inquiétante, et jouent des coudes dans les files d'attente à rallonge pour découvrir les incontournables de la Ville Eternelle. Et moi, au milieu de toute cette agitation touristique, j'ai pu me rendre compte de l'offre snack-sandwich-en-cas disponible aux abords des grands musées, sur les sites archéologiques et à proximité des principaux monuments. Les visiteurs cherchent la fraîcheur et les vendeurs ambulants l'ont bien compris. A côté des stands de boisson traditionnels, on trouve donc souvent des vendeurs de fruits. Sur la première photo, il s'agit un grand étal, situé sur l'avenue entre le Colisée et la piazza Venezia. C'est le plus grand que j'ai pu voir, d'ordinaire, ils sont beaucoup plus réduits et moins bien achalandés. Je n'ai aucune idée des prix (a priori exhorbitant, une bouteille de 50cl d'eau coûte en moyenne 2 euros dans ces stands) mais si j'ignore la qualité des produits (hygiène? origine des fruits?), j'ai pu apprécier la variété de la "frutta" proposée, tout comme la déco très kitsh avec ses guirlandes de fruits en plastique qui tombent du toit de la petite tente.

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On trouve aussi des stands de "cocomero", de pastèque (on l'appelle ainsi à Rome, en général en Italie, c'est l'"anguria"), et de "melone" (melon), comme ici à deux pas de la place de la Repubblica. On peut acheter une "fetta" (une tranche) pour 1 euro, les coupelles de salade de fruit (sans pépin) coûtent plus cher, 2 euros 50, chez ce vendeur. Un truc m'amuse beaucoup: les fontaines à noix de coco! Il y en a beaucoup dans le centre-ville, devant les stands snack. Certaines sont vraiment très marrantes, avec une décoration improbable. Je ne conseille, ni ne déconseille d'acheter des fruits sur les sites touristiques. Si vous avez des expériences à raconter en la matière, en Italie ou ailleurs, n'hésitez pas à l'écrire ici! C'est vrai que la chaleur donne bien envie de croquer dans un fruit vrai, plus sain qu'une crème glacée. J'aurais peut-être tendance à privilégier les fruits entiers, qu'il faut absolument laver par contre, ce qui est facile puisqu'il y a toujours un point d'eau potable sur les sites.

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jeudi 5 juillet 2007

Chez Dagnino : pâtisseries siciliennes de Palermo à Roma

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La première fois que je suis allée chez Dagnino, l'été dernier, j'ai donné une leçon de conversation à un homme d'affaires italien qui parlait un fort joli français. Nous discutions de politique, française, italienne, de l'Europe, d'agriculture (son domaine), des différences de culture entre le nord et le sud de l'Italie, il était de la région Emilia-Romagna. Quelques matins, ainsi, nous avons pris le petit-déjeuner ensemble, chez Dagnino. Dagnino est certainement LA pâtisserie sicilienne de Rome. Elle est située à deux pas de la place de la République, dans la Galleria Esedra depuis sa création en 1955. L'occasion pour cette maison de Palerme, fondée en 1896, de s'installer en beauté dans la capitale. 50 ans après, beaucoup d'hommes pressés en costume et cravate, des jeunes femmes élégantes les lunettes de soleil griffées vissées sur le nez en toutes circonstances, des habitués volubiles, des vieux sympathiques, des siciliens évidemment sympathiques, peu de touristes en fait (le matin en tous cas). Il ne faut pas s'attendre à un lieu magnifique côté décor, en dehors peut-être des sculptures de bois représentant les provinces siciliennes dans l'escalier qui mène à la salle à l'étage. Par contre les gourmandises de la maison Dagnino valent vraiment le détour.

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Toutes les pâtisseries siciliennes s'y trouvent: la cassata siciliana, les cannoli, le buccellato, des gâteaux secs de toutes formes, pour toutes les fêtes de la tradition, des pâtes de fruits variées, des fruits en pâte d'amande assez remarquables, et puis les "mignons" (les Italiens appellent ainsi les petits fours en pâte à choux), brioches et gourmandises de toute bonne pâtisserie. Sicile oblige, l'amande est à l'honneur. Sous ses allures de savonnette, la boite en carton de la photo contient un pain d'amandes (celui-ci est parfumé à la pistache). Mélangé à de l'eau ou du lait, il donne un lait d'amande agréable en quelques instants. Le magasin Dagnino vend aussi des articles autour du café et du thé, et distribue les thés Mariage Frères. Pour ceux qui seraient en overdose de caféine italienne...

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  PASTICCERIA DAGNINO
Galleria Esedra Via V. Emanuele Orlando, 75
00185  Roma

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vendredi 26 janvier 2007

Le supermarché à l'italienne 1

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Depuis la naissance de "Ma Dolce Vita", je voulais mettre quelques photos du supermarché de mon quartier à Rome. J'ai un aveu à faire: le ragazzo ne voulait pas. Quand j'ai tenté la première fois de sortir mon appareil photo au rayon des pâtes, il m'a regardé d'un oeil affolé. En gros, sans vous faire la version italienne, il m'a dit "non". Evidemment, j'ai argumenté. Il m'a dit "non". Et puis comme il voyait que j'insistais, énumérant en moins de 30 secondes des centaines d'arguments (oui je parle vite en italien, à l'italienne!) plus pertinents les uns que les autres, il a dit "non" et m'a fait peur - une technique romaine dont il use avec talent - en me parlant d'employés outrés qui viendraient m'arracher mon appareil et me botter le derrière avant de me flanquer dehors. Moi, je me suis indignée "Pourquoi pas du goudron et des plumes pendant qu'on y est!" Et j'ai laissé tomber.

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Et j'ai mis plus de six mois avant de réussir à y aller sans le ragazzo, avec mon appareil, sans que ce soit la cohue dans le magasin, mais j'y suis arrivée... partiellement! voici donc quelques premiers clichés d'une visite, qui est loin d'être exhaustive. Il faut dire que les supermarchés en Italie (à Rome en tous cas, dans le nord, c'est certainement plus proche du système français) n'ont souvent rien à voir avec les plate-formes démentes de consommation que nous connaissons. Le petit commerce fonctionne encore davantage. La grande distribution n'est pas installée de la même manière. Mais petit à petit, des enseignes françaises s'implantent en Italie (Carrefour, Auchan et même Leclerc) à côté des réseaux italiens qui ont développé des supermarchés de petite taille ou des structures moyennes. Dans cet hypermarché près de chez nous, j'apprécie toujours de faire le tour du rayon des fruits et des légumes: j'adore notamment cet étal où se trouvent les épinards, la cicoria, les blettes, les broccoletti, les puntarelle vendues en vrac. En Italie, on pèse quasiment tout, y compris le melon et la salade (au début, j'oubliais systématiquement!). Le poids est parfois indiqué à l'"etto", au 100g, pour certains produits, comme le fromage et la charcuterie.

A bientôt pour entrer dans le vif du sujet et en attendant, un bref aperçu du rayon pasta (il y en a 5 rangées comme ça en fait)

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A suivre!

Post-scritum: voici la nouveauté au snack de l'aéroport où j'ai mes "habitudes". Le KONO PIZZA, la pizza en cône! je n'y achète jamais rien et un produit pareil ne risque pas de me donner envie de commencer... auriez-vous déjà goûté?


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jeudi 3 août 2006

Dimanche après-midi au Trastevere...

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(animation d'un restaurant derrière la place santa Maria in Trastevere)

Dimanche était le dernier jour de la fête de Noantri dans le quartier du Trastevere. Si vous venez à Rome, ne manquez surtout pas cette zone de la ville. En fait, le Trastevere (qui veut dire "de l'autre côté du Tevere" , de l'autre côté du Tibre) c'est l'autre Rome (de même qu'à Florence, on trouve le quartier de l'Oltrarno). Le Trastevere est un quartier populaire dont les petites rues tortueuses, les maisons aux tons écarlates, les commerces de bouche traditionnels, qui sentent bon le prosciutto et le pecorino artisanal me séduisent beaucoup. Mais l'endroit est si agréable et authentique qu'il se transforme peu à peu:  les boutiques-concept et les bars branchouilles ont fleuri, et c'est devenu un repère de "bobos" et d'artistes friqués. Un mélange des genres en somme. Mais à Rome, c'est monnaie courante et cela fait certainement son charme... Curiosité : une sandwicherie "Chez Nous" (en français s'il vous plait) et avec une photo de la tour Eiffel en prime, où l'on peut manger un jambon-beurre? non... une quiche lorraine? non... des hamburgers!

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Chaque année,  le quartier est en fête la dernière semaine du mois de juillet (en gros): la fête de Noantri, la fête de "nous autres". A cette période, on célèbre la Madone du Carmel. "À l’origine de la Festa, on trouve une vieille légende   du Trastevere qui commence, comme il se doit, un soir de violente tempête. En 1535, des pêcheurs auraient retrouvé dans les eaux du fleuve agité une statue en bois de la Vierge, baptisée « la Madonna Fiumarola » (la madone du fleuve). Elle est alors offerte aux carmélites de l’église San Crisogono, qui se trouve sur l’actuelle place Sydney Sonnino. Devenue la sainte protectrice du Trastevere au XVIIe siècle, la Madone est placée dans l’église Sant’Agata.   Depuis, chaque année, le samedi après la mi-juillet, les habitants du quartier rendent hommage à la Madonna del Carmine en la transportant, au cours d’une procession, le long des rues du Trastevere, de Sant’Agata à San Crisogono, où elle est exposée pendant huit jours à la vénération populaire avant de retourner d’où elle vient." (source routard.com)

Pendant toute la semaine, le quartier est en fête de manière fort profane. La place de l'Eglise Santa Maria in Trastevere (magnifique en passant, à voir absolument) accueille une sorte de librairie géante en plein air (y compris le soir, ce qui est agréable, de flâner sous les étoiles, avec un gelato, en feuilletant des bouquin) et sert de scène à des animations de rue. De l'autre côté du quartier, vers l'avenue du Trastevere, de petits stands s'installent et vendent toutes sortes de choses, y compris des grillades et de la pastèque (sacrée la pastèque en été ici...). Samedi soir, il y avait même une tombola, menée avec un sérieux déconcertant. Dans le cadre des manifestations culturelles organisées "Libri per capire, sognare, ricordare, giocare... leggere" ("des livres pour comprendre, rêver, se souvenir, jouer... lire"), de petits spectacles sont organisés chaque soir. Nous sommes allés écouter un groupe de blues italien. Les "Blues Willis"...  Malgré un nom un peu  - comment dire - particulier, ils sont très bons!  La scène était placée juste devant l'entrée de l'Eglise. Alors que nous étions tranquillement en train d'attendre le début du concert, nous avons donc vu déboucher la procession, et la Santa Maria, sous les applaudissements et les acclamations les plus enthousiastes, "viva Maria", un véritable accueil de star en somme. La procession est entrée dans l'Eglise sous les hourras. Après un moment d'effervescence, les gens sont ressortis. Les organisateurs ont installé quelques chaises et les Blues Willis sont arrivés. Lors d'une chanson au texte un peu osé, ils se sont retourné vers l'Eglise en faisant un signe de "pardon Marie" très comique... Et la soirée s'est terminée avec un petit feu d'artifice.

peggy picot

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