ma dolce vita

Gastronomie, histoires, etc. entre Parigi et Roma Blog de cuisine italienne, recettes d'Italie, pâtes fraîches, ravioli, tortellini et pizza!

lundi 7 avril 2008

Faire "hanami" et puis, peut-être ensuite, partir à Rome

Cerisiers

"Hanami", littéralement "regarder les fleurs" est une coutume japonaise particulièrement romantique pour la méditerranéenne que je suis. Rêver sous les cerisiers en fleurs, c'est l'annonce du printemps. J'ai beaucoup regardé les fleurs ce week-end, fleurs immaculées sur les cerisiers, premières corolles rosées des petits pommiers. Les fleurs des arbres fruitiers sont des gourmandises en devenir qui réjouissent par avance mon goût immodéré pour les fruits d'été. Quelle est douce cette nature en renouveau sous le soleil du pays basque, alors que j'eus la surprise ce matin de contempler les toits couverts de neige à Paris. 

Pommiers

Sous les branches du cerisier, j'ai pensé que le temps était venu de partager cela avec vous. Mes absences continuelles, ces derniers mois, sont en partie dues à ce petit livre qui vient de sortir dans toutes les bonnes librairies. Il répondra assurément aux questions des nombreux internautes qui me demandent fréquemment des conseils et de bonnes adresses lorsqu'ils se rendent à Rome! Je dois d'ailleurs avouer que m'efforçant toujours de répondre à ces sollicitations, dans la limite du temps dont je dispose, je suis souvent frustrée de l'absence de réponse en retour... Enfin, bref, pas question ce soir de gâter cette bonne nouvelle avec mes grognements bougons, voici l'objet du délit auquel j'ai participé: le Géoguide Rome publié aux éditions Gallimard...

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Ecrire un guide de voyage est une véritable aventure, humainement, physiquement. Se confronter à ses impressions, remettre en jeu ses connaissances sur un lieu où l'on vit, même par intermittence, est passionnant. J'ai arpenté les ruines romaines du forum, exploré les catacombes, affronté la foule des musées du Vatican, quadrillé de long en large, sous le cagnard brûlant du mois de juillet dernier, cet autre chez moi, cette ville familière, comme si je la voyais pour la première fois. Ma fascination pour la Rome éternelle, cité à l'éclat déchu mais au panache immaculé, au coeur vibrant d'un peuple que je ne cesse de découvrir, n'en est que plus grande. Bon voyage!

Photos et texte de Peggy Picot, Tous droits réservés ©

Posté par peggypicot à 22:30 - Promenades romaines - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 26 janvier 2007

Le supermarché à l'italienne 1

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Depuis la naissance de "Ma Dolce Vita", je voulais mettre quelques photos du supermarché de mon quartier à Rome. J'ai un aveu à faire: le ragazzo ne voulait pas. Quand j'ai tenté la première fois de sortir mon appareil photo au rayon des pâtes, il m'a regardé d'un oeil affolé. En gros, sans vous faire la version italienne, il m'a dit "non". Evidemment, j'ai argumenté. Il m'a dit "non". Et puis comme il voyait que j'insistais, énumérant en moins de 30 secondes des centaines d'arguments (oui je parle vite en italien, à l'italienne!) plus pertinents les uns que les autres, il a dit "non" et m'a fait peur - une technique romaine dont il use avec talent - en me parlant d'employés outrés qui viendraient m'arracher mon appareil et me botter le derrière avant de me flanquer dehors. Moi, je me suis indignée "Pourquoi pas du goudron et des plumes pendant qu'on y est!" Et j'ai laissé tomber.

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Et j'ai mis plus de six mois avant de réussir à y aller sans le ragazzo, avec mon appareil, sans que ce soit la cohue dans le magasin, mais j'y suis arrivée... partiellement! voici donc quelques premiers clichés d'une visite, qui est loin d'être exhaustive. Il faut dire que les supermarchés en Italie (à Rome en tous cas, dans le nord, c'est certainement plus proche du système français) n'ont souvent rien à voir avec les plate-formes démentes de consommation que nous connaissons. Le petit commerce fonctionne encore davantage. La grande distribution n'est pas installée de la même manière. Mais petit à petit, des enseignes françaises s'implantent en Italie (Carrefour, Auchan et même Leclerc) à côté des réseaux italiens qui ont développé des supermarchés de petite taille ou des structures moyennes. Dans cet hypermarché près de chez nous, j'apprécie toujours de faire le tour du rayon des fruits et des légumes: j'adore notamment cet étal où se trouvent les épinards, la cicoria, les blettes, les broccoletti, les puntarelle vendues en vrac. En Italie, on pèse quasiment tout, y compris le melon et la salade (au début, j'oubliais systématiquement!). Le poids est parfois indiqué à l'"etto", au 100g, pour certains produits, comme le fromage et la charcuterie.

A bientôt pour entrer dans le vif du sujet et en attendant, un bref aperçu du rayon pasta (il y en a 5 rangées comme ça en fait)

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A suivre!

Post-scritum: voici la nouveauté au snack de l'aéroport où j'ai mes "habitudes". Le KONO PIZZA, la pizza en cône! je n'y achète jamais rien et un produit pareil ne risque pas de me donner envie de commencer... auriez-vous déjà goûté?


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Photos et texte de Peggy Picot, Tous droits réservés ©

Posté par peggypicot à 13:08 - Promenades romaines - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 3 août 2006

Dimanche après-midi au Trastevere...

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(animation d'un restaurant derrière la place santa Maria in Trastevere)

Dimanche était le dernier jour de la fête de Noantri dans le quartier du Trastevere. Si vous venez à Rome, ne manquez surtout pas cette zone de la ville. En fait, le Trastevere (qui veut dire "de l'autre côté du Tevere" , de l'autre côté du Tibre) c'est l'autre Rome (de même qu'à Florence, on trouve le quartier de l'Oltrarno). Le Trastevere est un quartier populaire dont les petites rues tortueuses, les maisons aux tons écarlates, les commerces de bouche traditionnels, qui sentent bon le prosciutto et le pecorino artisanal me séduisent beaucoup. Mais l'endroit est si agréable et authentique qu'il se transforme peu à peu:  les boutiques-concept et les bars branchouilles ont fleuri, et c'est devenu un repère de "bobos" et d'artistes friqués. Un mélange des genres en somme. Mais à Rome, c'est monnaie courante et cela fait certainement son charme... Curiosité : une sandwicherie "Chez Nous" (en français s'il vous plait) et avec une photo de la tour Eiffel en prime, où l'on peut manger un jambon-beurre? non... une quiche lorraine? non... des hamburgers!

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Chaque année,  le quartier est en fête la dernière semaine du mois de juillet (en gros): la fête de Noantri, la fête de "nous autres". A cette période, on célèbre la Madone du Carmel. "À l’origine de la Festa, on trouve une vieille légende   du Trastevere qui commence, comme il se doit, un soir de violente tempête. En 1535, des pêcheurs auraient retrouvé dans les eaux du fleuve agité une statue en bois de la Vierge, baptisée « la Madonna Fiumarola » (la madone du fleuve). Elle est alors offerte aux carmélites de l’église San Crisogono, qui se trouve sur l’actuelle place Sydney Sonnino. Devenue la sainte protectrice du Trastevere au XVIIe siècle, la Madone est placée dans l’église Sant’Agata.   Depuis, chaque année, le samedi après la mi-juillet, les habitants du quartier rendent hommage à la Madonna del Carmine en la transportant, au cours d’une procession, le long des rues du Trastevere, de Sant’Agata à San Crisogono, où elle est exposée pendant huit jours à la vénération populaire avant de retourner d’où elle vient." (source routard.com)

Pendant toute la semaine, le quartier est en fête de manière fort profane. La place de l'Eglise Santa Maria in Trastevere (magnifique en passant, à voir absolument) accueille une sorte de librairie géante en plein air (y compris le soir, ce qui est agréable, de flâner sous les étoiles, avec un gelato, en feuilletant des bouquin) et sert de scène à des animations de rue. De l'autre côté du quartier, vers l'avenue du Trastevere, de petits stands s'installent et vendent toutes sortes de choses, y compris des grillades et de la pastèque (sacrée la pastèque en été ici...). Samedi soir, il y avait même une tombola, menée avec un sérieux déconcertant. Dans le cadre des manifestations culturelles organisées "Libri per capire, sognare, ricordare, giocare... leggere" ("des livres pour comprendre, rêver, se souvenir, jouer... lire"), de petits spectacles sont organisés chaque soir. Nous sommes allés écouter un groupe de blues italien. Les "Blues Willis"...  Malgré un nom un peu  - comment dire - particulier, ils sont très bons!  La scène était placée juste devant l'entrée de l'Eglise. Alors que nous étions tranquillement en train d'attendre le début du concert, nous avons donc vu déboucher la procession, et la Santa Maria, sous les applaudissements et les acclamations les plus enthousiastes, "viva Maria", un véritable accueil de star en somme. La procession est entrée dans l'Eglise sous les hourras. Après un moment d'effervescence, les gens sont ressortis. Les organisateurs ont installé quelques chaises et les Blues Willis sont arrivés. Lors d'une chanson au texte un peu osé, ils se sont retourné vers l'Eglise en faisant un signe de "pardon Marie" très comique... Et la soirée s'est terminée avec un petit feu d'artifice.

peggy picot

Posté par peggypicot à 09:22 - Promenades romaines - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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